Désormais, les pharmaciens pourront aussi remettre des médicaments soumis à ordonnance sans avis préalable d’un médecin, dans des cas définis par le Conseil fédéral (art. 24). La FMH critique la décision du Conseil national qui compromet non seulement la sécurité des patients mais également la qualité des soins de santé. L’obligation de délivrer une ordonnance répond à juste titre au risque que certains médicaments peuvent présenter. En suivant la proposition du Conseil fédéral, et en accordant ce nouveau droit aux pharmaciens, le Conseil national ne tient pas compte des risques potentiels et fait abstraction du bien-être des patients. Pour ordonner et remettre des médicaments soumis à ordonnance, il faut en effet un diagnostic. Or les pharmaciens ne sont pas formés pour poser un diagnostic, et ne disposent par ailleurs pas de l’expérience clinique nécessaire pour gérer les situations d’urgence.
(Source : communiqué de presse de la FMH, 7.5.2014)